L'intéressé avait subi des agressions durant l'enfance puis des violences familiales après son coming-out. Si l'homosexualité n'est plus pénalisée en Albanie depuis 1995, les personnes LGBTQ+ y font face à un rejet social intense et à l'absence de protection étatique effective.
S'appuyant sur la Convention de Genève du 28 juillet 1951 et le CESEDA, la Cour a jugé que l'appartenance à un groupe social vulnérable, comme les minorités sexuelles, constitue un motif d'asile lorsqu'elle expose à des violences.
La décision met aussi en lumière les difficultés spécifiques des demandeurs en situation de handicap, doublement exposés à la discrimination.


